/ Présentation

Le CCRI en bref

Les Centres culturels de Rencontre Internationaux regroupent des lieux patrimoniaux consacrés à des projets artistiques ou scientifiques avec pour objectifs de donner vie à leur territoire. Ils sont fédérés autour de l’Association des Centres Culturels de Rencontre (ACCR). L’idée initiale de la création des CCR en France émane de Jacques Rigaud : en 1972, afin de donner une nouvelle vie culturelle, artistique, intellectuelle, à des monuments historiques ayant perdu leur vocation d'origine, il imagine de les transformer en lieux de résidences d’artistes.  Aujourd'hui, ils constituent un réseau de 43 établissements, en France et dans le monde.

Depuis 2014, l’ACCR appuie la démarche de Janvier NOUGLOI pour la création du premier CCRI en Afrique subsaharienne. 

Pour mener à bien cette vision, une association de droit français présidée par Marie-Agnès SEVESTRE a été créée spécifiquement le 23 novembre 2018. Elle a pour mission d’appuyer le projet auprès de la Ville de Ouidah et des instances culturelles française et béninoise. 

Le premier CCR créé en France en 1972 (et l’un des plus importants du réseau), s’est constitué en partenaire privilégié du CCRI de Ouidah.  Il s’agit de La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon – Centre National des Ecritures du Spectacle - lieu de référence pour les écritures issues de la francophonie. Elle accompagne depuis 2014 le projet de création du CCRI John Smith, premier CCR International d’Afrique francophone qui tire son nom du descendant d’un esclave embarqué sur le dernier navire négrier ayant quitté l’actuel Bénin. John Smith, fut maire de la ville de Prichard (Alabama), il a souhaité être inhumé à Ouidah. Lors du réaménagement, sa tombe située dans l’enceinte du tribunal sera déplacée en un mausolée dans le parc.

Le projet culturel CONNEXIONS, mis en œuvre par Janvier NOUGLOÏ, a permis de déclencher le partenariat avec La Chartreuse et d’animer la préfiguration, encore en cours, avec des ateliers de formation, des stages et des résidences d’artistes.

Aux origines du projet

La crise économique et les éternelles ‘’urgences de l’heure’’ ne font pas de la question artistique et culturelle une priorité. Les artistes en Afrique disposent rarement de lieux de création et de diffusion. Les créateurs éprouvent des inquiétudes et des difficultés dans l’exercice de leur métier. Ils expriment un manque d’écoute, de considération, de place, ou encore un mal d’être dans la société, la cité, le quartier.

 

La création du CCRI John Smith initié par Janvier NOUGLOI grâce à son projet CONNEXIONS, a rencontré la volonté de la ville de Ouidah, marquée par son histoire, de mener un travail mémoriel en direction des populations locales et des jeunes en particulier, en s’appuyant sur un projet culturel contemporain. La démarche collective portée à travers le CCRI John Smith s’inscrit ainsi dans un projet plus global, le « Projet de valorisation du patrimoine culturel et touristique de la commune de Ouidah » voté en conseil communal en 2006.

Il s’agit ainsi de mettre en avant les liens qui existent entre l’action patrimoniale et territoriale, le développement touristique durable, la transmission de la mémoire, la création artistique et culturelle, l’innovation, l’ouverture sur le monde et la jeunesse et le développement d’un projet contemporain, pluridisciplinaire, centré autour des écritures et répondant aux interrogations de la jeunesse et aux aspirations du monde d’aujourd’hui.

Un partenariat international et multi-acteurs a permis de donner vie à ce projet en mobilisant l’Association des Centres Culturels de Rencontre, l’Association Internationale des Maires Francophones, l’Association de préfiguration John Smith, le Centre National des Ecritures du Spectacle.

Les missions du CCRI

Le CCRI John Smith est conçu comme une expérience unique, un espace de découverte de la création artistique sous toutes ses formes, un lieu de vie où se tiennent des événements toute l’année. C’est un lieu exceptionnel, grâce à l’architecture du site. Le projet culturel pluridisciplinaire Connexions associe en effet, le patrimoine, la recherche et la création contemporaine, notamment dans les domaines de l’écriture, avec une programmation artistique, comprenant ateliers et séminaires, résidences, spectacles ainsi que des actions de valorisation patrimoniale et touristique. Ce développement territorial local fort est rejoint par une volonté de rayonnement international et d’échanges.

Le site : l'ex-tribunal colonial de Ouidah

Construit au début du 20e siècle, le Tribunal du Cercle de Ouidah a servi après la colonisation de lieu d’enrôlement pour l’armée. La galerie qui entoure l’édifice est caractéristique de l’architecture coloniale, révélatrice du fonctionnement de la Justice. Le Tribunal fonctionne comme un théâtre destiné à impressionner : les juges sont placés sur une estrade surélevée séparée de l’accusé par une rambarde, ainsi que du plaignant et du public. De l’autre côté de la porte par laquelle entrent les magistrats, se trouve une petite pièce où ils peuvent se changer et derrière encore, deux bureaux.

L’accès à la Justice n’est pas le même pour les Européens et pour les « indigènes ». Le principe est celui d’une séparation. La justice coutumière indigène est plus complexe et aussi plus informelle. A partir du début du 20e siècle (au moment où se construit le Tribunal de Ouidah), on sépare clairement les deux justices. D’une part, parce que le gouvernement et les commerçants français craignent de se voir imposer des limites légales trop sévères, les Européens ayant leur propre « justice » officieuse (chicotage ou bastonnade des voleurs par les commerçants). D’autre part, parce que « le prestige de la France serait compromis si on donnait aux indigènes le spectacle d’un Blanc condamné par une juridiction présidée par un homme de couleur ». Cependant deux assesseurs indigènes assistent le Président du tribunal.
Aujourd’hui à l’abandon, l’ancien tribunal colonial de Ouidah, par décision du conseil communal en date du 27 juin 2018, a été affecté au projet du CCRI pour une durée de 18 ans renouvelable.

Positionnement de la ville

Établi au cœur du centre-ville, dans l’arrondissement de Ouidah 1, l’ancien Tribunal colonial est au carrefour des trois axes principaux que sont : l’Avenue de France, la rue des Palmistes, la rue F. Colombani. Il fait face à l’Hôtel de Ville, est mitoyen de la Maison du Brésil du côté Est, et la Prison civile se situe aussi à proximité immédiate du côté Sud.

Son positionnement urbain est donc celui d’un lieu visible et accessible facilement en centre ville.
Image

/ GOUVERNANCE

Conseil d'administration et membres de droit

La présidence du Conseil d’administration revient de droit à la Commune de Ouidah représentée par son maire. Le président est assisté par un Vice-président élu à la majorité absolue du CA. 

M Christian Houetchénou

M Christian HouetchénouPrésident du Conseil d'Administration
Maire de la ville de Ouidah

Mme Marie-Agnès Sevestre

Vice-Présidente du Conseil d'Administration

M Alougbine Dine

Secrétaire du Conseil d'Administration

M Bienvenue Akoha

Trésorier du Conseil d'Administration

 Les membres de droit

  • La Commune de Ouidah
  • L’Etat béninois
  • L’Association des centres culturels de rencontre
  • L’Association Internationale des maires francophones
  • L’association de préfiguration CCRI John Smith
  • L’agence nationale de la promotion des patrimoines et du tourisme

/ Valeurs

La Direction

Image
Janvier NougloiDirecteurjn@ccrijohnsmith.com
Directeur du centre, entré en fonction le 11 février 2020
La création du CCRI John Smith initié par Janvier NOUGLOI grâce à son projet CONNEXIONS, a rencontré le concours de la ville de Ouidah, de l’Association des Centres Culturels de Rencontre, de l’Association Internationale des Maires Francophones, de l’Association de préfiguration John Smith, du Centre National des Écritures du Spectacle. L’action s’inscrit dans un volet du projet global intitulé « Projet de valorisation du patrimoine culturel et touristique de la commune de Ouidah » voté en conseil communal en 2006, et vise à mettre en avant les liens qui existent entre l’action patrimoniale et territoriale, le développement touristique durable, la transmission de la mémoire, la création artistique et culturelle, l’innovation, l’ouverture sur le monde et la jeunesse et le développement d’un projet contemporain, pluridisciplinaire, centré autour des écritures et répondant aux interrogations de la jeunesse et aux aspirations du monde d’aujourd’hui.

Nos thématiques phares :

  • Valorisation du patrimoine et du territoire
  • développement touristique durable,
  • Transmission de la mémoire,
  • Création artistique et culturelle,
  • Innovation,
  • Jeunesse
  • Développement des écritures 

/ Réalisations

Aperçu rapide

0
Plus de 20 millions investis dans les activtés
0
Plus de 130 artistes et groupes accueillis
0
Plus de 45 nationalités impactées